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La pêche à La Réunion subit une crise sans précédent : les flottes locales, dotées de matériels de plus en plus vieillissants, se sentent en danger ; Tous les acteurs, soutenus par la Région, appellent l’Europe à réagir. Décryptage.
Pourquoi les pêcheurs réunionnais n’obtiennent-ils pas les aides européennes pour renouveler leurs flottes ?
Alors que l’Union européenne alloue chaque année des millions d’euros pour soutenir la pêche industrielle à travers le continent, les artisans pêcheurs de La Réunion peinent à obtenir des financements pour renouveler leurs petites embarcations vieillissantes.
Une situation jugée injuste et inéquitable par les professionnels du secteur, d’autant plus que la pêche locale représente une infime partie comparée à l’ensemble de la pêche effectuée au niveau de l’océan Indien.
La Réunion : la pêche locale, pilier économique négligé
Le secteur de la pêche artisanale réunionnaise est caractérisé par une flotte peu nombreuse, totalisant moins de 200 embarcations, dont une grande partie ne dépasse pas les 12 mètres de long.
À voirLire deux livres en parallèle n’est pas qu’une habitude de curiosité, cela cache 4 traits de personnalité particuliers selon les psychologuesCes petites embarcations, bien que peu nombreuses, jouent un rôle économique et social essentiel dans l’île. Pourtant, malgré leur impact limité sur les ressources halieutiques (moins de 0,21 % des prélèvements dans les eaux de la CTOI), les aides européennes se font rares, voire inexistantes.
En mars, la Région a annoncé une aide exceptionnelle d’un million d’euros, financée sur ses propres fonds, pour soutenir le renouvellement partiel de la flotte et encourager l’installation de jeunes pêcheurs de moins de 40 ans. Une initiative locale qui ne suffit pas à compenser le désengagement de Bruxelles.
Pêche et l’aquaculture : des critères européens jugés injustes par les acteurs locaux
Selon la collectivité régionale, les règles imposées par l’Union européenne – notamment via le Fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l’aquaculture (FEAMPA) – freinent le développement du secteur dans les régions ultrapériphériques (RUP).
En cause : des contraintes réglementaires qui excluent ou limitent l’accès aux aides pour le renouvellement de navires, au motif de la fragilité supposée des ressources dans l’océan Indien.
À voirSi vous faites toujours une longue promenade le dimanche après-midi, voici les 5 forces psychologiques que cela révèle selon les psychologuesUne contradiction criante selon les acteurs locaux. Tandis que Bruxelles refuse des subventions aux pêcheurs réunionnais pour quelques centaines de tonnes de captures autorisées, elle négocie en parallèle des droits de pêche équivalents à plus de 200 000 tonnes pour des flottilles européennes opérant dans les mêmes zones.
Une politique du « deux poids, deux mesures »
Les flottes locales de La Réunion, pour rappel, est en danger : l’Europe appelée à réagir via sa commission de pêche. Le 13 et 14 avril, le Commissaire européen à la pêche, Costas Kadis, sera présent à La Réunion pour assister à la 29e session plénière de la Commission des thons de l’océan Indien (CTOI).
Ce déplacement intervient dans un climat de grande tension. Les pêcheurs réunionnais espèrent que cette visite marquera un tournant et permettra enfin de débloquer les aides tant attendues.
C’est avec une vive adhésion que les pêcheurs de La Réunion ont accueilli les propos de Madame Huguette BELLO, Présidente de la Région Réunion, tels qu’elle les a exprimés lors de son discours inaugural à la Conférence des présidents des RUP qui s’est tenu dans la semaine.
À voirSi vous vous souvenez encore parfaitement de l’odeur de la maison de votre grand-mère, voici les 5 traits psychologiques que cela révèle selon les psychologues« Comment accepter dans le même temps de voir certains acteurs venir à La Réunion pour autoriser des flottilles continentales à prélever 70.000 tonnes de thon dans l’océan Indien, pendant que les mêmes expliquent aux pêcheurs de La Réunion que le fait de renouveler leurs flottes pour pêcher les 736 tonnes auxquelles ils ont droit, mettrait en danger la même ressource ! »
« Personne ne peut comprendre que l’Europe entière puisse pêcher chez nous, grâce à nous, et bientôt sans nous », s’indigne Gérard Zitte, président du Comité régional des pêches maritimes (CRPMEM).
Pour le CRPMEM, cette situation reflète une politique discriminatoire. L’Union européenne finance la construction de navires à l’île Maurice, dans le cadre d’accords de partenariat, mais refuse d’accorder les mêmes droits à ses propres citoyens ultra-marins.
À voirSi après 60 ans vous préférez vous coucher tôt même le samedi soir, voici les 5 traits de personnalité que cela révèle selon les psychologuesCe paradoxe est d’autant plus frappant que c’est par l’intermédiaire de ses départements français d’outre-mer, tels que La Réunion et Mayotte, que l’Union Européenne peut légitimement affirmer une présence dans l’océan Indien.
En conséquence, les pêcheurs demandent une modification des critères d’éligibilité, avec des mesures adaptées aux particularités locales.
Selon eux, seules une cinquantaine d’embarcations seraient concernées par le programme de renouvellement — un chiffre dérisoire comparé aux quantités de poissons prélevées par les grandes puissances de pêche.
Les flottes locales de la pêche à La Réunion en danger : l’Europe appelée à réagir à travers l’État français
En amont de la visite présidentielle prévue le 22 avril, les professionnels interpellent aussi Emmanuel Macron. Ils espèrent que le Chef de l’État pèsera de tout son poids pour convaincre la Commission européenne d’assouplir ses règles. D’autant que le Président s’était engagé en faveur des pêcheurs ultra-marins dès 2017.
À voirGarder toutes les cartes postales reçues depuis l’enfance n’est pas du sentimentalisme, cela révèle 4 traits de caractère particuliers selon les psychologues« Sans une implication forte de l’État, ce dossier n’avancera pas. On ne peut plus attendre. Les pêcheurs réunionnais méritent le même respect et les mêmes droits que les autres citoyens européens », conclut Gérard Zitte.
