Afficher les titres Masquer les titres
Déjà condamné pour escroquerie, un homme originaire de Saint-Malo a de nouveau comparu devant le tribunal correctionnel, mardi 1er juillet 2025. Pour échapper au paiement d’une facture liée à des travaux effectués par un artisan local, il a présenté un faux document en usurpant l’identité d’un inspecteur des impôts. La justice a tranché.
Saint-Malo : un récidiviste jugé pour avoir usurpé l’identité d’un agent du fisc afin d’échapper à une facture
Lors de l’audience tenue le mardi 1er juillet 2025 au tribunal correctionnel de Saint-Malo, l’artisan n’a pas manqué d’exprimer sa profonde amertume.
Il regrette en effet d’avoir accordé sa confiance à un client mal intentionné, responsable selon lui d’une perte allant jusqu’à 49 000 euros et d’une mise en péril de son activité, et plus généralement de son entreprise elle-même.
À voirCrescendo FDJ : le nouveau jeu qui peut vous faire gagner jusqu’à 700 000 € chaque samediFace à ces déclarations, la procureure a tenu à le rassurer : le principal intéressé « arnaque depuis vingt ans toutes les personnes autour de lui ». Elle a précisé par la suite que plusieurs investigations étaient en cours et rappelé que le prévenu avait déjà été condamné à onze reprises.
Un faux document des impôts pour gagner du temps
Pour revenir aux faits, en 2023, ce restaurateur originaire de Saint-Malo avait sollicité l’artisan pour la réalisation de travaux. Incapable de le rémunérer en raison de difficultés financières, et au lieu de dire la vérité et de trouver d’autres moyens pour s’arranger, ce qu’auraient fait toutes personnes honnêtes, il avait trouvé un stratagème pour gagner du temps.
Il avait alors falsifié un document administratif, utilisant au hasard le nom d’un agent du fisc trouvé sur internet. Ce faux document prétendait que l’homme allait bientôt percevoir une importante somme d’argent. Une preuve de plus que l’homme en question n’était pas du tout à sa première tentative d’arnaque.
Six mois de prison ferme et une interdiction d’exercer
L’artisan victime d’arnaque, constatant que le paiement ne venait toujours pas, a décidé de se rendre aux impôts muni de cette attestation. Sur place, il a eu la surprise d’être reçu par l’agent dont le nom figurait sur le faux formulaire.
Ce dernier, dont « l’identité ayant été utilisée », a déposé plainte et s’est constitué partie civile à l’audience, représenté par Me Cantegrit. Absent lors du procès, le prévenu s’en est remis à son avocat, Me Tardivel, qui a sollicité la clémence du tribunal.
À voirChocolat : cette tablette culte a vu son prix bondir de 24 % en seulement quelques mois !Le jugement est tombé : six mois de prison ferme, 12 000 euros d’amende, dont 9 000 avec sursis, et une interdiction de dix ans d’exercer ou de créer toute activité commerciale ou industrielle. Il devra en outre verser 1 021 euros de dommages et intérêts à l’agent public victime de l’usurpation.
Une lourde condamnation qui devrait empêcher le restaurateur de récidiver et dissuader d’autres personnes de recourir à l’usurpation d’identité.
