Européens, Asiatiques, Indiens, Africains… tous sont frappés d’obamania. Dès le début de la campagne, gouvernants et citoyens ont fait leur favori de l’élu de l’Illinois. Sans discussion aucune, il est déjà à tort ou à raison le président que plébiscite la planète. Non pas parce qu’il est démocrate, non pas parce qu’il est en passe de devenir le premier président métis des États-Unis. S’il fait un tabac, c’est d’abord que son adversaire colle au bilan calamiteux que laissera celui qui occupe la Maison-Blanche pour encore trois mois. Il a beau s’en défendre, la candidature du vétéran John Mc Cain porte les affres de la politique de Bush. Le bourbier irakien et la menace de l’enlisement en Afghanistan. Les huit années de brouilles et de mauvaises réconciliations avec la vieille Europe et l’Orient. L’impérialisme sauvage des pétroliers du Texas et la bourse transformée en casino. Le réchauffement climatique et l’échec du protocole de Kyoto… Peu importe qu’Obama soit blanc, noir ou entre les deux. Pour les Européens — et même si la plupart d’entre eux ignorent tout de son programme — son charisme est le signe d’une immense espérance. Sur le papier, il est plus en phase que Bush avec les valeurs que portent les responsables des autres grandes nations. Mais ne pêchons par naïveté, la face du monde ne changera pas avec l’alternance politique qui se profile. L’Amérique ne reniera pas ses principes avec l’élection du jeune sénateur, si triomphale pourra-t-elle être. Comme ses prédécesseurs, Obama fera ce qu’il faut pour que son pays garde le leadership mondial. S’il le fait avec moins d’arrogance, ce sera déjà beaucoup.
Christophe Tézier
différence ?
Je ne vois pas beaucoup de différence entre l’évangéliste Obama et le pentecotiste Mac Cain : Bonnet blanc et blanc bonnet. Et dans un sens ou dans l’autre, un chapeau reste un chapeau. On le verra vite à l’usage. S’il est élu...Ce dont je doute.
4 novembre 2008 - 08:11